Pour un deuxième mercredi de suite (et sans préméditation), je termine l’après-midi dans un salon de thé. Est-ce en voie de devenir une habitude? Ce ne serait pas une si mauvaise idée. Il y a encore les Cerises de Lutèce, Deylan, Angelina et tout un tas d'autres que je veux découvrir; le Loir dans la Théière et le Bistrot 1 où je retournerais volontiers.
Aujourd’hui, c’est au 2, place Edmond-Rostand que je me pose avec bouquin, plume et carnet de notes.
Tout au fond de la boutique, derrière les comptoirs où les pâtisseries, gâteaux, cakes, macarons et autres délices sucrés ou salés attendent sagement d’être emportés, un escalier de marbre mène au salon de thé à l’étage. La salle, avec vue sur un bout de Jardin du Luxembourg, est élégante et sobre. Teintes de brun chocolat, vert asperge et violet; aux murs, quelques photographies de pâtisseries; fauteuils d’un style que je ne sais pas identifier, avec quelque chose d’aristocratique. Pas de musique, comme de raison. Pour le coup, l’endroit en devient à la fois intime et quasi monastique. Même le couple d’Italiens qui s’installe près de moi parle bas. Le personnel est courtois, raffiné, mais sans condescendance ni prétention (merci). Mon thé « week-end », servi dans une porcelaine blanche semée de losanges dorés, est délicatement parfumé à la fraise et à la rhubarbe. Rien à voir avec le côté pompier des thés aromatisés du supermarché. Je comptais prendre des macarons en ressortant, mais j’y renonce quand on m’en apporte deux pour que je goûte les nouvelles saveurs de la saison : caramel toffee et mangue orange. Bon, j’avoue : depuis que Josée Blanchette les a vantés sur son blogue, mes attentes étaient élevées. Peut-être trop. Bien sûr, ils étaient bons – et je n’ai pas goûté les parfums préférés de Joblo – mais… j’avoue ma préférence pour ceux du Point G. Plus moelleux à l’intérieur, plus fins, plus savoureux. Délirants, pour tout dire. (Montréal, je t’aiiime!). Mais à cheval donné… ces deux petits macarons sont une bien agréable façon d’amortir le coût du thé : 6 euros la théière. Le moins cher de la carte.
Si j’y retournerai? Je l’espère bien, au moins pour goûter le gâteau opéra, créé par la maison en 1955.
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