mercredi 3 février 2010

L'heure de la sirène

À midi pile, les sirènes d’alerte retentissent. Pour moi qui suis en train d’écrire sur la guerre, le son est troublant.

Ce matin, vers la fin de ma séance de course, j’ai emprunté la rue Notre-Dame-des-Champs à la recherche de l’édifice où Hemingway a vécu après avoir quitté l’appartement sur Cardinal-Lemoine. Je n’ai pas trouvé la plaque commémorative. Peut-être était-elle dissimulée par un camion de livraison. À moins que l’immeuble ait disparu : il y a pas mal de constructions récentes sur le trottoir est.

Il fait gris un peu plus tôt le matin et le mercure a remonté, mais le ciel est toujours au bord des larmes, quand il ne sanglote pas franchement. Émilie, dont c’est le troisième hiver parisien, me promet des jonquilles en février. Ça ferait déjà un peu plus de soleil.

Midi onze et de nouveau les sirènes. Allez, au boulot.

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