Jeudi.
Le soleil se montre enfin. Le manteau se déboutonne et les gants prennent congé.
Je ravale mon envie d’être méchante avec la secrétaire médicale, qui prend visiblement très mal ma méprise d’hier. À force d’excuses, j’obtiens un nouveau rendez-vous, à une demi-heure d’avis. Quand je m’y présente, elle m’indique clairement la porte devant laquelle je dois attendre… porte qui au final n’est pas la bonne (je ne suis pas parano : elle se venge!). Heureusement, le Dr. Phan est drôle et gentil. Il m’apprend que j’ai une jambe légèrement plus longue que l’autre. C'est peut-être ce qui explique pourquoi je me sens souvent un peu de travers dans mes postures de yoga? Rien pour m’empêcher de courir le semi-marathon, cependant.
La galette que j’apporte à l’apéro-souper chez É est délicieuse. La pâte goûte bon le bon beurre français, la frangipane est délicatement parfumée au rhum. É trouve la fève en forme de vache et a droit à la couronne de carton doré.
Vendredi.
Gris de nouveau, mais je ne m’en plains pas trop : janvier au-dessus de zéro, c’est déjà pas mal.
Je peux de nouveau enfiler ma bague de fiançailles, une première depuis la presque foulure que je me suis infligée en la retirant de force, dimanche, les doigts encore gonflés par l’avion. Du coup, je me sens moins loin de Julien.
Je me suis aperçue ce matin que la date du mariage fait 2-10-2010, et à l’anglaise 10-2-10. Ça me plaît.

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