L’ironie avec ce blogue, c’est que plus les semaines sont remplies et moins j’ai le temps (et peut-être aussi l’envie) de m’arrêter pour les raconter. Et depuis maintenant quatre semaines que J est arrivé, c’est un vrai tourbillon! On ne voit pas le temps passer. Quand nous avons – exceptionnellement! – une soirée libre, nous trouvons généralement tout juste l’énergie de regarder un film téléchargé sur iTunes, bien écrasés sur le lit.
Mais par ailleurs, depuis quatre semaines qu’il est arrivé
nous avons suivi (nous suivons) des cours de valse viennoise (oui oui, pour de vrai! comme dans
Sissi!)
nous avons dîner (soupé – en tout cas, vous comprenez) dans
un bistro sans carte : on vous sert ce que le chef a concocté pour tous, comme quand chez des amis – et c'est chaleureux, délicieux
nous avons constaté que le Centre Pompidou est fermé le mardi
nous nous sommes baladés à quelques reprises dans le Marais, avons visité une partie du musée Carnavalet
nous avons dégusté des vins du Jurançon, deux secs et trois moelleux mais pas écœurants du tout, avec une belle acidité et une pointe de minéralité qui équilibraient l’ensemble
nous avons arpenté le Quartier latin, la Butte-aux-Cailles et un peu Saint-Germain aussi, souvent le nez en l’air pour mieux s’émerveiller de la beauté des édifices
nous avons fait un tour de
genre de bateau mouche mais en plus sympa, un après-midi plein de soleil (d'où ces photos)
nous avons reçu deux morceaux sur trois de notre futon acheté par internet chez Ikea et au lieu du troisième paquet, la boîte 2 de 2 du lit de quelqu’un d’autre, avons galéré au téléphone pour obtenir l’échange des colis une semaine plus tard, avons finalement reçu le bon modèle mais version défectueuse, avons contacté le service des travaux de l’ÉNS pour qu’ils nous aident à percer les trous manquants dans la structure de métal
nous dormons enfin, depuis deux semaines, sur le futon
nous râlons désormais en chœur au sujet de la saleté de la cuisine commune, des toilettes et des douches
nous nous sommes embrassés sur le point zéro des routes de France et sous le pont Marie (entre autres)
nous avons bu du Château Bourdieu et du Château Foucaud dans la même semaine
nous avons passé d’agréables soirées avec des amis à moi, à lui
nous avons accepté une invitation à dîner du philosophe-défroqué-caviste-poète (et quelle soirée! une dizaine de commensaux de 20 à 60 ans, des littéraires, des scientifiques, des du milieu de la photo et du cinéma, plus de bouteilles que d’invités, quatre entrées, une énorme marmite de bœuf bourguignon, du bleu d’Auvergne apporté par nous, des macarons, Gainsbourg, Grappelli, Clapton…)
nous avons fait la vaisselle en chantant « Dans mon corps de jeune fiiiiille »
nous rigolons de la manie française d’intégrer (avec en général assez peu de bonheur) de l’anglais partout pour faire chic et branché
nous planifions une fin de semaine à Lausanne, soit la semaine prochaine ou la suivante
nous avons vu
Le Petit Nicolas (très chouette),
Lucky Luke (quelques bonnes blagues, mais Lucky Luke qui fait une crise existentielle, non mais!!) et
Good Morning England au cinéma, et nous avons assisté à l’avant-première d’
In The Loop, une comédie politique de style faux documentaire très réussie (à mon avis)
nous avons commencé une liste de tout ce que nous voulons faire à Paris d’ici le 17 décembre et il n’y a aucune chance que nous en venions à bout
nous avons goûté un baba au rhum dé-li-rant de chez
Storher, dont le fondateur a inventé ce dessert qui est peut-être mon préféré (ok, très honnêtement, je ne saurais pas dire lequel je préfère entre le leur, tellement fondant et dégoulinant de sirop de rhum. et celui de la famille de J, avec sa petite croûte de sucre irrésistible)
nous sommes allés à la
Comédie française voir
L’Avare de Molière (Denis Podalydès, remarquable Harpagon), dans une mise en scène reposante de
non-inventivité classicisme
nous avons aussi vu
cette pièce (superbe scéno, bon jeu d’acteurs, trame sonore judicieusement omniprésente, mais le texte bof bof) et
ce spectacle de danse (quelques très beaux numéros, mais les parties parlées nous ont agacés), avons pris des billets aussi pour
celle-ci à la fin novembre et
celle-là au début décembre
nous nous sommes étourdis d'art contemporain à
la foire SLICK et y sommes tombés amoureux des
Chantiers de Patrick Bastardoz
nous avons joggé trois ou quatre fois ensemble, ce que nous n’avions jamais fait auparavant
nous comparons les mérites des différentes boulangeries des alentours, particulièrement en matière de baguette tradition, croissants et pains au chocolat
évidemment, j'en oublie et j'en passe
et c'est sans parler de notre petit voyage dans le Val de Loire la fin de semaine dernière… à venir dans un prochain billet. Au moins les photos, en tout cas!