J'ai donc maintenant trois voyages de retard sur ce blogue, misère!
Vite, je me replonge dans notre charmante fin de semaine en Val de Loire, dans l'espoir un brin utopique d'être à jour d'ici notre départ pour Montréal, dans très exactement quatre dodos (!).
Second matin; dimanche. Après le copieux petit déjeuner servi dans le gîte où nous avions retenu une chambre (si vous allez sur le site, nous avions la chambre Bottanica [sic]), promenade dans la ville - le village, plutôt. Ils ont eu la bonne idée de peindre sur les pavés une ligne rouge qui permet au visiteur muni de la carte explicative (fournie au bureau de tourisme) de faire sa propre visite guidée, à son rythme. Sympa.

Je ne sais pas trop comment écrire ceci sans être quétaine et tomber dans le cliché, mais voilà: on aura beau lire tous les livres sur le vin, connaître les cartes, rien ne remplace être sur place. J'aimais déjà les vins de Sancerre; dorénavant, ils auront aussi le goût, les arômes de ce petit bourg haut perché avec son château et son coeur médiéval tout entortillé entre les remparts, de ces côteaux de vignes et des routes qui les serpentent.
Nous avons dit un dernier aurevoir à Sancerre et avons pris la route du fameux château de Chenonceau. Enfin, un château dans lequel nous sommes entrés!
Des ooooh! et des aaah! à chaque pièce.
Détail du plancher de tuiles peintes.
Détail d'une armoire - j'ai oublié de quel siècle, mais je dirais Renaissance.
Comme plusieurs monuments que nous avons visités cet automne, le château était partiellement enveloppé pour réparations. Toujours un peu frustrant.
Sur ce qui a d'abord été un pont, une salle de bal toute en longueur
Toutes les pièces du château nous ont impressionnés, mais la partie qui nous a rendus fous est sans contredit les cuisines. La pièce dédiée à la boucherie en partiulier, avec ses couteaux, ses crochets et son grand comptoir de bois, m'a retenue un bon quart d'heure. J'ai beau avoir peu d'intérêt gustatif pour la viande, la boucherie a le don d'exciter mes gènes de chasseur (ah, les étals du boucher, le dimanche matin, au marché de la place Monge! Cuisse de sanglier à la encore pwèlue! Lapin tout juste mort! Volailles avec leurs ailes intactes, les plumes pis toutte! Sans parler des charcuteries, surtout le saucisson en tire-bouchon - mais c'est une autre histoire).Sur ce qui a d'abord été un pont, une salle de bal toute en longueur
Regardez-moi ce comptoir de boucher!
Le mécanisme du tournebroche (début XXe siècle, faut pas se leurrer).
Je n'oublie quand même pas la pâtisserie.
Julien dans le labyrinthe (pas évident à photographier).
Un petit pont-levis dans l'un des jardins
Aurevoir, Chenonceaux.
Nous avons atteint Saumur après le coucher du soleil. À l''Hôtel de Londres, où nous avions réservé une chambre, l'accueil a été charmant. Selon un article de journal affiché dans le lobby, à la Belle Époque, l'endroit était le plus chic hôtel de la ville, avant d'être très abîmé pendant la Grande guerre, pendant laquelle il a servi d'hôpital militaire. Le couple professionnel et sympathique qui le dirige aujourd'hui l'a rénové et même s'ils sont affiliés à une chaîne, l'hôtel a échappé à l'uniformisation. L'établissement a du caractère, les chambres sont apparemment distinctes et la notre était assez mignonne. À notre arrivée, le gentil monsieur nous annoncé que puisqu'il n'y avait pas grand monde ce soir-là, il nous surclassait! Après une heure d'exploration ethnologique télévisuelle, nous nous sommes mis en quête d'un dîner, suivant les suggestions et les indications courtoisement données par le monsieur. Au Grand Bleu, le décor n'était pas sans rappeler celui du Miami Deli, en plus mythologique. Qu'à cela ne tienne, nous nous sommes (encore une fois) régalés de spécialités locales (ce qui est aussi le cas au Miami Deli, quand on y pense bien): potage de champignons pour Julien (70% de la production française de champignons de Paris vient effectivement... de la région de Saumur) et mousseux Gratien Meyer Cuvée Flamme pour moi, puis vin blanc de Saumur et très bons plats de poissons - parole de fille qui adore le poisson mais pas au resto parce que c'est généralement trop cuit.
Une bien chouette journée, ça.











Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire