« À votre service, Madame », répond-il, chevaleresque, aux remerciements de celle à qui il a rendu l’objet échappé sur le pavé.
Le sexisme qui perdure ici a au moins cette contrepartie : la persistance – chez certains, chez plusieurs – de la galanterie.
mercredi 24 février 2010
lundi 15 février 2010
Voyez-vous ce que je vois?
Elles sont apparues il y a une dizaine du jours. Je suis étonnée: elles n'ont pas été trop amochées par la semaine dernière, passée sous le point de congélation. D'autres arbustes ont de gros bourgeons vert sauge. À quand l'éclosion?
En ce matin de la Saint-Valentin, le soleil nous a fait une rare visite. Il faisait doux au Luxembourg.
Y marcher me donne toujours la drôle d'impression d'être dans un film au ralenti. J'en profite pour m'arrêter, observer, croquer.
À l'entrée du rucher
Un poirier pour Julien?
Les noms des variétés d'arbres fruitiers me ravissent.
À ce qu'il paraît, ce poirier donne des fruits de "taille moyenne, longue queue, peau jaune tirant vers le doré avec des points et des marbrure rousse, chair blanche dure et cassante, astringeante, la réservée pour la cuisson, maturité août".
dimanche 14 février 2010
Prix de design
Ils sont insipides et leur texture est désagréable (il n'y a pas de liste d'ingrédients sur l'emballage, mais je soupçonne l'ajout de gélatine). Je n'en rachèterai probablement jamais.
Quoique... comment résister à une telle gueule?
Quoique... comment résister à une telle gueule?
jeudi 11 février 2010
Transformez votre bibliothèque universitaire en un foutoir, en deux étapes faciles!
Faciles, et illustrées!
Depuis le temps que vous en rêviez!
1. Adoptez un système de cotes tarabiscoté, incluant de préférence un alphabet connu d’une faible minorité d’usagers. Le copte serait optimal, mais il serait dommage de vous priver de l’irrésistible touche d’érudition classique que le grec confère à la tranche de vos précieux documents.
Depuis le temps que vous en rêviez!
1. Adoptez un système de cotes tarabiscoté, incluant de préférence un alphabet connu d’une faible minorité d’usagers. Le copte serait optimal, mais il serait dommage de vous priver de l’irrésistible touche d’érudition classique que le grec confère à la tranche de vos précieux documents.
Phi, psy, sans parler de lambda, de sigma et de toutes leurs petites copines... Vos membres seront con-fon-dus!
2. Exigez desdits usagers qu’il rangent eux-mêmes lesdits documents après consultation.Succès garanti ou argent remis!
vendredi 5 février 2010
Pour dîner ou souper, des rillettes de maquereau.
Je ne sais plus nommer les repas. Par défaut, ici, c’est évidemment p’tit-déj / déj’ner / dîner. Mais avec mes copines de l’ÉNS, V la Suisse et D la Fransaskoise, ça reste déjeuner / dîner / souper. Et avec les Parisiennes d’adoption, É et M, c’est la confusion.
En té cas. Hier SOIR, j’ai fait des rillettes de maquereau.
Ici, il y a plusieurs variétés de poisson fumé au supermarché, notamment au Carrefour Market de la rue Monge, que j’aime bien. La dernière fois, j’ai pris un emballage de maquereau fumé au poivre. Au dos de l’emballage, cette petite recette simplissime, qui m'a pas mal plu :
Rillettes de maquereau
150g de filets de maquereau fumés au poivre
70g de crème fraîche (du mascarpone ferait probablement très bien l’affaire, ou du yogourt Liberté Méditérranée, mais PAS de la crème, à moins de la fouetter, peut-être?)
1 cuiller à soupe de vin blanc (la prochaine fois, j’essaie de le remplacer par le jus et le zeste d’un demi citron - poivre et citron, mmm)
1 cuiller à thé de moutarde (par défaut, ici, c'est type Dijon)
(La recette proposait d’ajouter aussi quelques câpres, mais c’était déjà très salé, alors j’ai omis.)
Défaire la chair de maquereau (avec les doigts, ça va très bien, mais bonjour l’odeur).
Mélanger avec le reste des ingrédients.
De préférence, réfrigérer au moins une demi-heure avant de servir (j'l'ai pas fait).
À tartiner sur des craquelins ou du pain.
mercredi 3 février 2010
L'heure de la sirène
À midi pile, les sirènes d’alerte retentissent. Pour moi qui suis en train d’écrire sur la guerre, le son est troublant.
Ce matin, vers la fin de ma séance de course, j’ai emprunté la rue Notre-Dame-des-Champs à la recherche de l’édifice où Hemingway a vécu après avoir quitté l’appartement sur Cardinal-Lemoine. Je n’ai pas trouvé la plaque commémorative. Peut-être était-elle dissimulée par un camion de livraison. À moins que l’immeuble ait disparu : il y a pas mal de constructions récentes sur le trottoir est.
Il fait gris un peu plus tôt le matin et le mercure a remonté, mais le ciel est toujours au bord des larmes, quand il ne sanglote pas franchement. Émilie, dont c’est le troisième hiver parisien, me promet des jonquilles en février. Ça ferait déjà un peu plus de soleil.
Midi onze et de nouveau les sirènes. Allez, au boulot.
mercredi 27 janvier 2010
Dalloyau. Raffinement, sobriété et macarons en prime
Pour un deuxième mercredi de suite (et sans préméditation), je termine l’après-midi dans un salon de thé. Est-ce en voie de devenir une habitude? Ce ne serait pas une si mauvaise idée. Il y a encore les Cerises de Lutèce, Deylan, Angelina et tout un tas d'autres que je veux découvrir; le Loir dans la Théière et le Bistrot 1 où je retournerais volontiers.
Aujourd’hui, c’est au 2, place Edmond-Rostand que je me pose avec bouquin, plume et carnet de notes.
Tout au fond de la boutique, derrière les comptoirs où les pâtisseries, gâteaux, cakes, macarons et autres délices sucrés ou salés attendent sagement d’être emportés, un escalier de marbre mène au salon de thé à l’étage. La salle, avec vue sur un bout de Jardin du Luxembourg, est élégante et sobre. Teintes de brun chocolat, vert asperge et violet; aux murs, quelques photographies de pâtisseries; fauteuils d’un style que je ne sais pas identifier, avec quelque chose d’aristocratique. Pas de musique, comme de raison. Pour le coup, l’endroit en devient à la fois intime et quasi monastique. Même le couple d’Italiens qui s’installe près de moi parle bas. Le personnel est courtois, raffiné, mais sans condescendance ni prétention (merci). Mon thé « week-end », servi dans une porcelaine blanche semée de losanges dorés, est délicatement parfumé à la fraise et à la rhubarbe. Rien à voir avec le côté pompier des thés aromatisés du supermarché. Je comptais prendre des macarons en ressortant, mais j’y renonce quand on m’en apporte deux pour que je goûte les nouvelles saveurs de la saison : caramel toffee et mangue orange. Bon, j’avoue : depuis que Josée Blanchette les a vantés sur son blogue, mes attentes étaient élevées. Peut-être trop. Bien sûr, ils étaient bons – et je n’ai pas goûté les parfums préférés de Joblo – mais… j’avoue ma préférence pour ceux du Point G. Plus moelleux à l’intérieur, plus fins, plus savoureux. Délirants, pour tout dire. (Montréal, je t’aiiime!). Mais à cheval donné… ces deux petits macarons sont une bien agréable façon d’amortir le coût du thé : 6 euros la théière. Le moins cher de la carte.
Si j’y retournerai? Je l’espère bien, au moins pour goûter le gâteau opéra, créé par la maison en 1955.
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