Oui, je sais, j'ai sauté une semaine. C'est que la semaine dernière, mes sens ont singulièrement manqué de stimulation. À part les fleurs du jardin du Luxembourg (mais je me suis dit que vous deviez commencer à vous lasser de me lire pavoiser avec mon printemps parisien), mon paysage a essentiellement ressemblé à ceci:
Je l'aime bien, cette bibliothèque. Ces deux dernières semaines, je m'y suis trouvée à l'aise pour travailler. Mais pas de quoi en faire une chronique des plaisirs sensoriels.
Samedi midi, j'ai finalement envoyé à ma directrice une première version du fameux chapitre de thèse sur lequel je travaille depuis les Fêtes. Ce n'est pas très bon et j'ai peur des commentaires que je dois recevoir d'un jour à l'autre, mais comme je me dis, c'est une version bêta.
En après-midi, j'ai pris mon appareil-photo et la direction de Belleville, pour une très agréable balade. Je compte mettre les photos en ligne, mais comme en témoigne l'absence, des mois plus tard, des photos promises de nos voyages à à Lausanne, Barcelone et Strasbourg, je ne suis pas très bonne à ce chapitre. Bref, Belleville = coup de coeur instantané. Et le lendemain, j'ai passé un très agréable apéro avec M. et quelques amis au dans l'herbe au parc des Buttes Chaumont. Une fin de semaine XIXe arrondissement, quoi!
Il y a quelques semaines, D. m'a demandé dans quel quartier de Paris j'habiterais, si j'avais le choix. J'avais été bien embêtée de répondre. Maintenant je sais: le XIXe.
Place, maintenant, au
vendredi des cinq sens.
Voir: le soleil qui descend sur les Buttes Chaumont par un beau dimanche d'avril qui se prend pour un bout d'été
Entendre: des chants d'oiseaux inconnus, place de l'Estrapade
Sentir: le parfum estival du plant de basilic que j'ai acheté au supermarché
Goûter: le premier cornet de l'été, à la Pâtisserie de l'Église, juste en face de l'église de Belleville. Deux boules, vanille et passion, légères en texture mais riches en saveurs.
Toucher: la sensation du soleil et du vent sur mes mollets, mes bras, mes clavicules, agréable mais qui me donne une drôle de sensation de nudité, de vulnérabilité.