Il y longtemps que je suis venue faire un tour ici. Toujours la même histoire: quand je rédige le jour, le soir je me change les idées. Et le dimanche, je mets le nez dehors. Tiens, dimanche dernier, je me suis rendue à pied jusqu'à la place Colette pour voir le premier volet de Mystère Bouffe à la Comédie française avec un ami du CRIST. Cette série de contes scato-religieux m'a fait rire aux larmes. J'ai bien hâte de voir voir le second volet demain soir.
Ensuite, nous avons jasé longuement autour d'un kir, sur une terrasse juste à côté du théâtre et nous sommes repartis à pied.
C'est souvent dans les rues des villes que j'aime, et dans leurs cafés (bon oui, d'accord, aussi dans leurs marchés) que je me sens le plus heureuse.
Aujourd'hui, le saviez-vous chez Québécois qui me lisez, c'est la Pentecôte. Ce qui signifie bien sûr que demain, ce sera le congé du lundi de la Pentecôte. Et jeudi de la semaine précédente, c'était l'Ascension - fériée elle aussi. Avec "pont" le lendemain (c'est-à-dire congé - on va quand même pas rentrer travailler juste une journée, non mais!). Je ne me suis jamais sentie aussi connectée avec mon calendrier religieux que depuis que je travaille/étudie dans le pays qui a décrété la séparation des Églises et de l'État en 1905. Quatre fériés (pas tous religieux, j'en conviens) en moins d'un mois. Je ne m'en plains pas (ou à peine), je m'étonne. Parce que c'est sans compter les deux semaines de vacances à Pâques, les vacances de ski en février ou mars selon les régions, les vacances de Noël, les vacances d'automne et les vacances estivales (neuf semaines pour les écoliers, pour les travailleurs ça varie).
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Tout ceci pour dire qu'en ce beau dimanche de Pentecôte qui se prenait pour un jour d'été, j'ai fait une longue balade dans Paris, appareil-photo en main.
J'ai remonté la rue d'Ulm...
... puis j'ai pris à gauche, rue Pierre et Marie Curie. Il y a de jolis édifices sur cette rue.
J'ai remonté la rue Saint-Jacques vers le Luxembourg...
J'ai contourné le jardin et j'ai piqué à travers le VIe arrondissement, direction Seine.
Je suis toujours ravie de découvrir des panneaux ou des gravures toponymiques anciens. Il m'arrive assez souvent d'en découvrir au détour d'une rue, dans ce quartier.
Allez, je triche un peu: en voici d'autres, photographiés tout près, mais dimanche dernier et non ce matin:
Mais revenons à ce matin. Près de la place du Québec, je me suis arrêtée devant cette librairie pour croquer une pomme. (Aucun lien entre la librairie et la pomme, je vous conte ma vie, c'est tout.)
J'ai ralenti place Saint-Germain-des-Près. On n'échappe pas au mythe, si galvaudé qu'il soit.
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Rue Bonaparte
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Tiens, un petit space invader.
Enfin je crois - il est moins élaboré qu'à l'habitude et il ne figure pas sur la carte.
Parmi les rares commerces ouverts le dimanche, et un dimanche "de fête", qui plus est: quelques bouquinistes des quais de Seine
;lk
Sur le pont des Arts, que j'ai pourtant emprunté plusieurs fois, j'ai remarqué pour la première fois ces cadenas, peut-être parce qu'ils rutilaient au soleil de midi.
(La suite dans un autre billet, parce que celui-ci devient décidément trop long.)






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