Je ne m’emmêle plus trop dans les rues du quartier. Je ne m’emmêlerais probablement plus du tout si je ne m'entêtais pas à emprunter le plus de trajets différents possible, mais c’est un des grands petits plaisirs d’être ici.
J’ai un compte bancaire, un chéquier et une carte bleue français et, depuis vendredi, j’ai mon propre frigo (fini le frigo partagé à 50! à moi les fromages fin, le confit de canard et les yaourts à la vanille!). Il ne paie pas de mine, mais il fonctionne bien, et le mec qui me l’a vendu l’a héroïquement trimbalé jusqu’à ma chambre.
J'ai mes cafés-bars-bistrots de prédilection : le Café de la Nouvelle Mairie (pour ma noisette post-lunch quasi quotidienne), la Montagne Sans Geneviève, le Verre à Pied et le Café Léa (d’où j’écris ceci).
J commence à me manquer sérieusement. Heureusement, il arrive dans 13 dodos.
Mon corps a à peu près intégré à mes nouveaux parcours de course et je tiens ma fréquence et mes distances montréalaises. J’en suis très contente.
Mon corps a à peu près intégré à mes nouveaux parcours de course et je tiens ma fréquence et mes distances montréalaises. J’en suis très contente.
J’ai toujours l’impression d’avoir été amputée de notre cuisine super équipée et si familière. Amputée, mais aussi un peu libérée. Et le plaisir de la retrouver en décembre n’en sera que plus grand.
Rayon vestimentaire, j’ai acheté une robe et une veste chez Antoine et Lili, un petit tricot noir à boutons chez Gap (purement utilitaire) et un chouette chandail de laine bleu chez Sinéquanone. J’ai été plutôt sage, non?
Je n’ai pas trouvé de studio de yoga pas trop éloigné, pas trop cher et pas trop mystique. Et le yoga dans ma chambre, beurk.
Le yoga me manque.
Malgré au moins dix onctions quotidiennes de crème hydratante, la peau de mes mains est sèche au point d’être douloureuse, probablement à cause du savon à mains (du décapant, plutôt) des toilettes de l’ÉNS.
Je suis dégoûtée par le nombre de personnes qui ne se lavent pas les mains après être allées aux toilettes. Je préfère quand même avoir les mains sèches. Et je me réjouis qu'ici, on se fasse surtout la bise.
Je n’ai toujours pas ma carte de séjour, et ça commence à m’inquiéter un brin malgré ce qu’en dit le responsable de ces démarches à l’École.
Je n’ai pas pris l’accent français – enfin, je ne pense pas. Par contre, j'avoue atténuer mon accent québécois et tâcher d’adopter les tournures locales quand je parle à des Français.
Montréal me semble très, très loin. Et à vrai dire, ne manque pas (encore) vraiment. Après 9 ans dans cette ville, il était temps que je change d'air.
Ma consommation de vin a nettement augmenté. Comment résister?
Devoir m'habiller au milieu de la nuit et parcourir trente mètres de couloir pour aller aux toilettes m’énerve toujours autant.
Je suis moins couche-tôt-lève-tôt qu’à Montréal. Puisque psychologiquement, je n’arrive pas à travailler après 19h, c’est ma journée de travail qui écope.
Je n’ai toujours pas recommencé à me ronger les ongles. (Braaava!)
Je me suis remise à mâcher de la gomme, et un peu trop souvent.
Je commence à bien m’enticher de cette ville.
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