Nous nous levons étonnamment tard, même pour un samedi. Premier café et vaisselle de lendemain de réception. J'imagine que les invités ne me croient pas quand je les en assure, au moment de décliner leur offre d'aide et de leur souhaiter bonne nuit, mais c'est vrai: j'aime bien rincer les verres et les glisser dans leur support, essuyer les grandes assiettes, ranger les casseroles, l'assiette à pied, secouer la nappe en repensant à la soirée de la veille.
C'était notre première "soirée vin" depuis mon retour de Paris (!). Soirée merlot, avec ces trois vins. Après la dégustation, j'ai servi ceci. Je m'étais même lancée pour la première fois dans une recette de Julia Child avec, question de faire bien français, des pommes de terre purée (moi qui n'en cuisine pratiquement jamais!). Franchement, tout était très bon. Le gâteau aussi, dont les accents portugais se sont plutôt bien mariés avec les canneberges locales, version compote.
Nous finissons la vaisselle juste à temps pour filer à ce resto si près de chez nous qu'il est ridicule que nous n'y soyions jamais allés. Les plats sont tout juste corrects, mais qu'importe, quand il y a B. et son rire, Jo. et ses anecdotes, les premiers sourires de leur toute-petite, du soleil et du café à volonté.
Dissoute, la volonté de passé mon samedi après-midi à travailler pour compenser la journée d'hier passée dans la cuisine. Direction Musée McCord, pour voir une expo qui me motive à reprendre l'appaeil-photo, une autre qui me fait m'extasier (pauvres gardiens qui doivent se taper des petits cris attendris à la semaine longue) et un bout de leur exposition permanente sur Montréal. J'ai beaucoup d'affection pour ce petit musée à la fois éducatif et documenté, professionnel mais chaleureux. À chaque visite, je découvre de nouveaux morceaux du Montréal passé, plus anglais, à la fois plus pauvre par bouts et plus scintillant par d'autres, avec ses vies que j'ai peine à m'imaginer mais que je peux quand même relier à la nôtre, à ce que la ville est devenue. À chaque visite, avec chaque morceau que je découvre, que j'absorbe, Montréal devient un peu plus mienne, et moi un peu plus montréalaise.
2 commentaires:
Allo AH,
Comme c'est plaisant de te lire à nouveau!
Ouah! J'ignorais qu'il y avait encore quelqu'un pour lire, à l'autre bout... merci d'être là, chère Clo!
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